Des ministres des Finances unissent leurs forces pour faire preuve de plus d’ambition en matière d’action climatique

Un communiqué renseigne qu’à l’occasion des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, les ministres des Finances d’au moins vingt pays ont lancé aujourd’hui une nouvelle coalition visant à intensifier l’action de la communauté internationale contre le changement climatique et ses effets. La nouvelle entité, nommée « Coalition des ministres des Finances pour l’action climatique », a approuvé six principes de base, dits « Principes d’Helsinki », destinés à promouvoir les interventions climatiques nationales, au moyen notamment des outils de politique budgétaire et de gestion des finances publiques.

D’après le document, les Principes d’Helsinki — ainsi appelés par ce qu’ils ont été conçus par un groupe d’États représentés à une réunion organisée par la Finlande et le Chili à Helsinki en février — ont pour objectif d’aider les ministres des Finances à échanger leurs expériences et meilleures pratiques dans le domaine de la gestion macroéconomique et budgétaire et de la gestion des finances publiques en faveur d’une croissance à faible intensité de carbone et à l’épreuve des aléas climatiques.

« La coalition aidera les pays à mobiliser et aligner les financements nécessaires pour mettre en œuvre leurs plans d’action climatique nationaux, à adopter des pratiques optimales telles que la budgétisation et les stratégies climatiques à l’appui d’investissements et de passations de marchés écologiques et à intégrer les risques et faiblesses climatiques dans leur planification économique », renseigne la source.

« Les ministres des Finances ont un rôle crucial à jouer pour accélérer la transition mondiale vers un modèle de croissance à faible émission de carbone à même de résister au changement climatique », déclare Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale. « Cette coalition montre que les responsables de l’action publique font preuve d’une ambition accrue dans le domaine de la politique budgétaire et fournit une importante plate-forme aux ministres des Finances pour partager leurs meilleures pratiques concernant les avantages de la nouvelle économie climatique en matière d’emploi et de croissance ».

« Aujourd’hui, le changement climatique représente une véritable menace, mais nous pouvons transformer celle-ci en une occasion à saisir », estime pour sa part Felipe Larraín Bascuñán, ministre chilien des Finances. « Au-delà du recours aux outils traditionnels tels que la tarification du carbone ou l’élimination progressive des énergies fossiles, nous pouvons envoyer un signal au secteur privé pour l’encourager à investir dans des solutions innovantes, à intégrer ce risque et les effets induits dans le processus de prise de décisions en matière d’investissement. Certes, la croissance économique est essentielle, mais la réduction des émissions l’est aussi. Nous devons faire preuve de plus d’ambition et prendre des engagements concrets qui se traduisent par des actions. »

« La coalition atteindra son objectif si elle nous aide à planifier des mesures publiques concrètes et efficaces pour faire face à la crise climatique au plan national, régional et mondial », prédit Petteri Orpo, ministre finlandais des Finances. « La coalition doit s’appuyer sur des travaux d’analyse et les échanges d’expériences pour trouver des solutions qui donnent des résultats pratiques. »

« Je soutiens pleinement la nouvelle Coalition des ministres des Finances pour l’action climatique. Le rôle que la finance peut et doit jouer dans le cadre de la transition vers une économie à faible intensité en carbone est souvent sous-estimé », déclare Bruno Le Maire, ministre français des Finances. « De nombreux pays ont déjà élaboré des initiatives intéressantes au niveau national ou régional, telles que les obligations vertes en France ou le système d’échange de quotas d’émission dans l’Union européenne. Les échanges d’expériences sont indubitablement utiles. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a confié au président Macron la mission d’accélérer le financement climatique durant la période qui précède le sommet de septembre sur le climat. Dans cette perspective, nous préconisons d’intensifier collectivement et de toute urgence notre action pour honorer l’engagement de l’Accord de Paris. »
La Banque mondiale servira de secrétariat à la coalition et collaborera avec diverses institutions — notamment le Fonds monétaire international, l’Organisation de coopération et de développement économiques, le Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, le Programme des Nations Unies pour le développement, d’autres organismes de l’ONU et le NDC Partnership — pour fournir un soutien stratégique et technique aux pouvoirs publics.
Mass DIA

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