E-commerce : quand le consommateur africain fait confiance au virtuel

Malgré une fracture numérique qui réduit à 26% la population africaine ayant accès à internet, l’écosystème du e-commerce connaît une véritable impulsion avec l’émergence d’une classe moyenne, et une population jeune qui a vite fait confiance aux e-commerçant.

Juste un clic et quelques informations (nom, téléphone, lieu de livraison) sur un site marchand en ligne pour confirmer un acte d’achat de biens ou services, un geste qui paraît banal mais qui fait désormais parti des habitudes de millions de consommateurs africains. Il faut dire que le e-commerce, où plutôt les e-commerçants ont su gagner progressivement la confiance des consommateurs. « Au début c’était très difficile, les gens ne nous faisaient pas confiance car le e-commerce était un phénomène nouveau. Les gens étaient méfiants vis-à-vis de la technologie et des achats en ligne, mais surtout par rapport à la qualité des produits. Aujourd’hui tout cela est derrière nous, de plus en plus de consommateurs nous font confiance. », raconte Mohamed Hapté Sow, directeur de Jumia Sénégal.

Une confiance au bout de l’effort

Loin d’être une partie de plaisir, le développement de l’écosystème du e-commerce en Afrique est une véritable bataille menée par ses différents acteurs. Pour arriver à un tel degré de confiance, « nous avons dû engager beaucoup d’énergie. Il a fallu par exemple multiplier les actions sur le terrain, créer de nombreuses plateformes d’échanges afin de permettre aux populations de mieux connaître notre métier. Après plusieurs années, les gens ont compris que ce que propose les e-commerçants n’est pas très loin de ce qu’ils ont toujours connu dans le commerce physique. Sauf qu’avec les achats en ligne ils ont de nombreux avantages », explique Mohamed Hapté Sow.

Parmi les entreprises qui ont contribué fortement à développer la culture du e-commerce en Afrique, on compte Jumia, une véritable machine présente dans une vingtaine de pays, qui a joué le rôle de « baliseur » et permis aux « petites structures » locales de profiter d’un écosystème favorable et surtout de consommateurs préparés aux achats en ligne. « Au début, j’étais très sceptique avec les commerçants en ligne, mais en voyant toutes ces publicités, j’ai fini par tenter l’expérience. Depuis 2014 que j’utilise des services d’achat en ligne, je suis plutôt satisfaite, surtout que la plupart de temps je paie à la livraison », raconte Madame Ndiaye, une sénégalaise qui fait ses achats en ligne.
Ismael Cabral Kambell

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