Géothermie : une filière d’avenir en Afrique  ?

Tandis que le Kenya conserve le leadership en matière de géothermie sur le continent africain, cette dernière concentre de nombreux espoirs, notamment grâce aux immenses gisements de la vallée du Grand Rift. Mais les capacités d’un pays peuvent-elles représenter une filière d’avenir à l’échelle de tout un continent ?
Kenya : à l’avant-garde en matière de géothermie
Selon un rapport Renewables global status, le Kenya occupe le neuvième rang mondial en matière de géothermie. Premier à l’échelle du continent africain, le pays dispose d’une capacité de production de 700 MW concernant la géothermie, soit environ 30 % du mix énergétique kényan. Une exploitation du sous-sol amenée à se développer à l’avenir, notamment en misant sur les immenses gisements présents dans la vallée du Grand Rift. Le but à court terme ? Atteindre une capacité de production de 2 GW en 2022 et 5 GW à l’horizon 2030.

Précurseur, le Kenya est le premier pays au monde à avoir mis en place des centrales dites « wellhead », aidant à accélérer l’exploitation des puits forés. Cette place de leader sur le continent lui vaut d’accueillir prochainement le Centre d’excellence africain pour la géothermie, soutenu par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Les projets se multiplient sur le continent
Si le développement de structures de géothermie n’est qu’à ses débuts en Afrique, la filière a pourtant de l’avenir. Parmi les projets en cours, on trouve notamment la centrale géothermique d’Olkaria V, avec une capacité de 168 MW, mais surtout de Menengai, qui devrait atteindre les 400 MW de puissance.

Et ailleurs sur le continent, la géothermie prend son envol en Égypte, Érythrée, à Djibouti, ou encore en Tanzanie.

Néanmoins, tout comme pour l’exploitation de son ensoleillement ou de sa capacité hydraulique, le continent africain dispose encore d’une importante marge de croissance en matière de géothermie. À titre d’exemple, le potentiel de la vallée du Rift, estimé à 9 GW, n’est actuellement exploité qu’à 6 %.

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