Les Assemblées annuelles de la BAD s’ouvrent en Corée du Sud

Les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) se sont ouvertes ce mercredi 23 mai au matin à Busan, en Corée du Sud. 3 000 participants sont attendus, entre les dirigeants d’entreprises, les directeurs de banque, en passant par les ministres des Finances et des personnalités de la société civile. L’objectif cette année : accélérer l’industrialisation du continent pour faire de l’Afrique la nouvelle usine du monde.

C’est en tout cas le souhait des participants qui sont unanimes aujourd’hui à reconnaître qu’il s’agit là du moyen le plus sûr de développer le continent et d’améliorer le niveau de vie des populations.

Mais pour cela il faudra commencer par inverser une tendance lourde puisque ces quarante dernières années l’Afrique s’est tout simplement désindustrialisée. Son poids dans l’industrie manufacturière mondiale ne pèse plus aujourd’hui que 2% contre 3% dans les années 70. Le président de la BAD y voit même les causes du chômage de masse qui frappe la jeunesse africaine. Akinwumi Adesina a rappelé ce mercredi que chaque année, 11 millions de jeunes arrivent sur le marché du travail et que seuls trois millions trouvent un emploi.

C’est pourquoi la BAD a décidé d’investir 35 milliards de dollars sur les 10 prochaines années pour booster le PIB industriel du continent qui dépasse à peine les 700 dollars par habitant, cinq fois moins que dans le sud-Est asiatique. 35 milliards c’est beaucoup mais pas assez au regard des besoins du continent, a rappelé le président de la BAD. L’occasion pour lui de rappeler à ses actionnaires à quel point une augmentation du capital de l’institution est nécessaire.
Il y a donc urgence, et ce n’est pas un hasard si la BAD a choisi la Corée du Sud pour accueillir ses assemblées annuelles. Un pays pauvre dans les années 60, doté de peu de ressources naturelles, devenu aujourd’hui la 11e puissance économique de la planète. Un pays qui a fait le pari de l’industrie et sur le long terme, quitte à faire évoluer sa politique d’une industrie lourde dans les années 70 vers une industrie à forte valeur ajoutée aujourd’hui avec des géants comme Samsung, LG.
Un exemple à méditer donc pour le continent qui ne manque ni de ressources, ni de potentiels.
(Source : http://www.rfi.fr/afrique)

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