Marrakech, pionnière en matière de bus électriques

En choisissant des véhicules 100 % électriques à zéro émission de carbone, Marrakech envoie un signe fort en matière d’écologie. Désireuse de parier sur le développement durable et les énergies renouvelables, la ville se tourne toujours davantage vers l’économie verte. L’objectif ? Une trentaine de bus en circulation à l’horizon 2019.

À la suite de la Conférence des parties prenantes à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) organisée à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016, la ville a choisi de multiplier les initiatives vertes. Dépourvu de ressources en hydrocarbure, le Maroc mise notamment sur l’énergie solaire.

Une expérience novatrice sur le continent

Le 28 septembre 2017, deux premières lignes de ces bus écologiques ont été mises en circulation afin de relier Bab Doukalla au quartier Al Massira et ses alentours, et les quartiers M’Hamid au centre-ville par le couloir réservé au niveau du boulevard Guemassa. Les créneaux horaires larges permettent d’emprunter ces lignes de 6 h à 22 h.
Fabriqués par l’entreprise chinoise Dongfeng Motor Corporation, les « tram-bus » électriques de Marrakech, d’une longueur de 18 mètres, sont alimentés grâce à une centrale solaire construite en partenariat avec la Banque mondiale à l’entrée de la ville. Les abribus jouent eux aussi la carte verte puisqu’ils sont éclairés à l’énergie solaire.

Un moyen de transport sûr au service des habitants

Le projet, représentant un coût de 25 millions de dirhams, a été financé par le Conseil de la région de Marrakech-Safi, la Commune urbaine de Marrakech et le Fonds d’accompagnement des réformes du transport. Sûr et pratique, ce nouveau type de transport en commun fonctionne à l’aide d’une signalisation lumineuse intelligente au niveau des carrefours routiers. Des barrières de protection ont été placées dans les stations.
Misant sur la sécurité, Marrakech a installé cinq caméras à l’intérieur des bus ainsi que des équipements pour les personnes à mobilité réduite ou aux besoins spécifiques. À l’avenir, la ville souhaite multiplier les nouvelles lignes, mais aussi les stations sur les lignes existantes.
Avec ces modes de transport en commun écologiques, Marrakech espère non seulement limiter les émissions de carbone, mais également apporter des solutions à l’encombrement des principales artères. Avec une première flotte composée d’une dizaine de « tram-bus », ces moyens de transport verts font partie d’un programme plus ambitieux de recours au solaire : d’ici à 2030, le Maroc aimerait porter la part des énergies renouvelables à 52 % du mix énergétique.
(Source : https://afrique.latribune.fr)

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