Système national de suivi et évaluation : Le Sénégal boucle 8 secteurs vulnérables dans sa Cdn

Ayant élaboré et soumis sa Contribution prévue déterminée au niveau national (Cpdn) en 2015, en prélude à la 21ème Conférence des parties à la Convention cadre sur le climat relatif à l’accord de Paris, le Sénégal a bien avancé dans ces travaux. Pour avoir bouclé 8 secteurs particulièrement vulnérables dans sa contribution déterminée au niveau national (Cdn), il tend vers la mise en place du Système national de suivi évaluation.

Le gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de l’Environnement et du Développement Durable (Medd), a déjà bouclé dans sa Contribution déterminée au niveau national (Cdn) 8 secteurs particulièrement vulnérables en y incluant des objectifs en matière d’adaptation. Ce qui montre que le travail avance à grand pas pour la mise en œuvre des grandes recommandations pour le futur système national de suivi évaluation du volet adaptation de la Cdn. Selon Baba Dramé, Directeur de l’environnement et des établissements classés (Deec), les options d’adaptation identifiées seront mises en œuvre par les ministères sectoriels concernés afin de mettre en place des dispositifs, des instruments qui permettront de suivre de façon régulière les efforts d’adaptation aux changements climatiques. « En signant et en ratifiant l’accord de Paris, les pays se sont engagés à mettre en place des mécanismes de transparence pour rapporter de façon régulière tout ce qui est en train d’être fait tels que les efforts déployés en matière d’adaptation aux changements climatiques, les financements reçus et comment ils étaient utilisés pour permettre aux populations de s’adapter convenablement aux effets adverses des changements climatiques, a-t-il expliqué. M. Dramé s’exprimait en marge de l’atelier de co-construction d’un système national de suivi et évaluation du volet adaptation de la Cdn et du Plan national d’adaptation (Pna), qui est le fruit d’une collaboration entre le ministère de l’Environnement et L’Agence française de développement à travers son initiative Adapt’Action, et en partenariat avec la GIZ. À cet effet, il a pour objectif d’accompagner le gouvernement du Sénégal dans la mise en place d’un dispositif de suivi et évaluation des actions d’adaptation qui sont mises en œuvre au niveau national. C’est dans cette perspective que l’Agence française de développement à juger utile d’intégrer cette initiative qui est une initiative extrêmement important afin de participer à l’opérationnalisation par le Sénégal de l’Accord de Paris sur le climat et pour la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable au titre de sa Cdn. Abondant dans le même sens, Ousmane Fall Sarr, président du Comité national des changements climatiques (Comnacc), de faire savoir que les changements climatiques sont au cœur des débats internationaux. « Il urge que les questions de changement climatique soient prises en compte », déclare-t-il.
Pour Géraldine Tardivel, coordinatrice régionale Sahel de la Facilité Adapt’Action « un système de suivi performant des politiques et programmes d’adaptation est donc déterminant, à la fois pour faciliter la planification nationale, ainsi que pour évaluer l’efficacité des actions prises en matière d’adaptation ». Il va, selon elle, permettre également de valoriser les bonnes pratiques développées par le gouvernement et par l’ensemble des acteurs du Sénégal engagés pour le climat. De son avis, la Facilité Adapt’Action, dont le montant est de 30 millions d’euros, s’inscrit pleinement dans la stratégie « 100% Accord de Paris » de l’Afd en accompagnant 15 pays et organisations régionales partenaires. La part du Sénégal est de 2 millions d’euros soit environ 1,3 milliard F CFA. « Elle participe directement à notre effort de ‘’faire plus d’adaptation’’ », dit-elle. C’est dans ce sens que Mme Géraldine dans son allocution toujours a révélé que l’Afd a augmenté conséquemment ses volumes de financements pour atteindre sur les 4,8 milliards d’euros pour le climat, 1,6 milliards d’euros pour l’adaptation en 2018, dont 40% concernent l’Afrique, dépassant l’objectif initial fixé pour 2020 (+49 % entre 2017 et 2018).

 

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