Transition énergétique africaine : quatre applications dans l’agriculture

Si les énergies renouvelables sont de plus en plus exploitées sur le continent, le potentiel africain reste encore à exploiter dans le domaine de l’agriculture. Petit à petit, des initiatives voient néanmoins le jour, permettant d’initier une transition énergétique bienvenue.Un peu partout sur le continent, des initiatives associent énergies renouvelables et agriculture. En voici quatre exemples concrets.

Les utilisations les plus communes

De manière générale, l’énergie solaire est utilisée pour l’irrigation : des cellules photovoltaïques sont assemblées en panneaux solaires afin de permettre le pompage de l’eau, l’irrigation, mais aussi l’oxygénation de l’eau en pisciculture. Associée à l’énergie éolienne, l’énergie solaire permet également l’électrification et l’alimentation de périmètres maraîchers.
Au Cameroun, l’association Bleu Cameroun, accompagnée par les équipes d’Électriciens sans frontières, est notamment intervenue afin d’accompagner le développement d’une ferme pénéicole à Kribi. Ont été mis en place des systèmes autonomes de pompage d’eau de mer et d’oxygénation de bassin fonctionnant à l’énergie solaire.

La valorisation des résidus agricoles et forestiers en Afrique de l’Ouest

Parmi les initiatives remarquables, le projet Biostar est basé sur la valorisation des résidus agricoles et forestiers en Afrique de l’Ouest. Le concept mise sur la transformation des résidus en chaleur, en force motrice ainsi qu’en électricité tout en transformant des produits agricoles.
Les coques de noix de cajou et de karité, les balles de riz ainsi que la sciure font partie des résidus exploitables. Pour exemple, une tonne de noix de cajou brute produit 700 kg de coques, ce qui représente l’équivalent de 3 200 kWh.
Ce projet permettra de créer des entreprises spécialisées dans la production d’énergie à partir de biomasse et le développement de nouvelles activités agricoles de production et récolte de biomasse pour un usage énergétique.
Le biocarburant à partir du jatropha
En Afrique de l’Ouest, depuis de nombreuses années déjà, l’entreprise Mali Biocarburant produit un combustible à partir du jatropha, une plante oléagineuse non comestible originaire d’Amérique du Sud. La production locale est vendue à des industriels permettant notamment de faire fonctionner des groupes électrogènes, camions ou encore chaudières.
Le modèle de production a su s’exporter. Le jatropha est également transformé au Burkina Faso et tend à être exploité au Sénégal ainsi qu’en Côte d’Ivoire.
La promotion du biogaz au Kenya
Au Kenya, TakamotoBiogas aide les paysans à installer des équipements fonctionnant au biogaz grâce à un système de paiement à l’utilisation. Les paysans élevant du bétail, qui n’utilisaient pas les déchets des animaux, peuvent désormais les exploiter comme source d’électricité. L’entreprise estime également que pour 155 familles qui passent au biogaz, au moins 1 860 arbres sont sauvés.
Lorsque l’on sait que près de 70% des populations rurales pauvres possèdent du bétail, on comprend que le biogaz représente une source d’énergie particulièrement adaptée. C’est notamment le cas en Éthiopie, où la population de bétail est d’environ 54 millions de têtes.
(Source : https://afrique.latribune.fr)

 

 

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