UEMOA : Cofina lève plus de 28 millions de dollars en deux mois

Pour sa première opération de titrisation initiée le 11 avril à la Bourse de l’UEMOA, Cofina, première institution africaine de mésofinance, a réussi à mobiliser plus de 16 milliards de FCFA (plus de 28 millions de dollars), soit 60% de sursouscriptions.
C’est un résultat plus que satisfaisant qu’a présenté Cofina à Abidjan ce mercredi 13 juin. La première institution africaine de mésofinance annonce en effet une levée de plus de 16 milliards de Fcfa, soit plus de 28 millions de dollars, au terme de sa première opération de titrisation initiée le 11 avril dernier à la Bourse régionale des valeurs mobilières.
Cette opération avait porté sur une émission obligataire de 10 milliards de Fcfa, soit 18 millions de dollars, à raison de 1 million de titres d’une maturité de 18 mois, au prix unitaire de 10 000 Fcfca, assortis d’un taux facial de 7,50% brut l’an.
Cofina s’en sort ainsi avec une sursouscription de 60%. Les fonds enregistrés, quant à eux, proviennent tant d’Afrique (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Togo, Mali, Gabon et Maroc) que d’Europe et d’Amérique (Royaume-Uni, Suisse, Allemagne et États-Unis).
La mésofinance, un secteur au « potentiel encore sous-exploité »
«Le franc succès de cette opération est bien la preuve que les investisseurs voient en COFINA et dans le secteur de la mésofinance un potentiel encore sous-exploité», a déclaré Jean-Luc Konan, PDG et fondateur du groupe COFINA.
«Les personnes morales, constituées de compagnies d’assurance majoritairement, représentent 84% des souscripteurs, signe indiscutable que nous avons la confiance de nos pairs et de nos partenaires. L’argent collecté sera réinvesti dans l’économie réelle pour accompagner les petites et moyennes entreprises à se structurer dans nos pays de la sous-région», a -t-il ajouté.
Pour rappel, la mésofinance est un concept relativement nouveau dans le monde de la finance. Il s’agit d’un mode de financement qui se propose de financer les micro-entrepreneurs dont les besoins sont trop important pour les microfinances dites traditionnelles, mais dont la structure entrepreneuriale reste insuffisamment formelle pour les banques commerciales. Créée en 2012, la Cofina en a fait son «cœur de métier».
(Source : https://afrique.latribune.fr)

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