Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dieye, a présidé ce jeudi 4 juillet 2024, l’atelier de restitution, d’évaluation et de capitalisation de la participation du Sénégal au 10ème Forum mondial de l’Eau, « Bali 2024 ». Il estime que la transformation du Sénégal passe par la maîtrise de l’eau.

« C’est une nouvelle ambition qui s’affiche dans notre pays, de faire de l’eau la ressource principale d’appui ou, structuration de toutes les chaînes de valeur agro-industrielles du pays. La relance de l’agriculture, l’atteinte de la souveraineté alimentaire mais également l’accès à l’eau potable qui est un droit fondamental, tout cela passe par une maîtrise de l’eau. Pour moi, la ressource eau est plus importante que le pétrole et le gaz. Vous ne pouvez pas vivre, vous ne pouvez pas bâtir aucun développement sans gérer et maîtriser cette ressource Eau. Et c’est cela, le socle de notre ambition. La transformation du Sénégal passe par la maîtrise de l’eau. Et c’est cela que nous allons faire.

Et le ministre de poursuivre : « Nous organisons aujourd’hui l’atelier de restitution de la participation du Sénégal au 10 éme forum mondial de l’eau qui s’est tenu à Baly en Indonésie. Avant de partir, dans le processus préparatoire et l’organisation du travail, nous avions décidé de  faire un atelier d’organisation et de préparation de la conférence qui avait réuni l’ensemble des acteurs  impliqués dans les processus liés à l’eau ici au Sénégal, les acteurs officiels, la société civile, le secteur privé et les organismes de bassin et entre autres,  les élus et les collectivités territoriales pour préparer les messages, s’entendre  et  bâtir des consensus dans la position du Sénégal sur la façon  que  notre pays devait participer et porter le drapeau et rendre visible et audible à Bali ».

Selon le ministre, la participation du Sénégal s’était faite dans d’excellentes conditions. Et notre pays a été le seul pays d’Afrique au sud du Sahara à avoir construit à Bali, dans ce grand forum un pavillon Sénégal.

Toujours d’après le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, c’est aussi un espace qui a permis des rencontres, des débats entre les organisations africaines.

« Cet espace m’a aussi permis de recevoir beaucoup de pays, des ministres d’autres pays qui étaient venus participer, entreprises internationales qui étaient porteuses de solutions et d’innovations en matière d’eau et d’assainissement mais également les organisations qui s’occupent des questions de l’eau, que ça soit les Nations-Unies, le conseil mondial de l’eau.

Nous avons participé à l’ensemble des rencontres qui ont eu lieu sur place, je n’ai raté en tant ministre, aucune rencontre où ma présence était nécessaire, il y a eu beaucoup. Et beaucoup d’autres réunions ont vu la participation des experts sénégalais. Le résultat a été très élevé, très haut, très positif du point de vue de la visibilité, du point de vue des messages, du point de vue des expériences que nous avons partagées mais également du point de vue de la relance et de la perspective que cela a ouvert », dira le ministre Cheikh Tidiane Dieye.

M. cheikh Tidiane Dieye souligne que le Blue Deal, fil conducteur de notre de notre participation, appelle l’urgence impérieuse d’agir et de mobiliser la communauté internationale pour faire en sorte que l’eau reste un levier du développement économique et social, un catalyseur de coopération et un vecteur pour nous connecter, nous rassembler et nous unir, afin d’assurer une gestion intégrée et concertée de la ressource.

« Notre mobilisation d’aujourd’hui est un devoir. Celui d’évaluer notre participation au 10ème Forum afin d’en tirer les enseignements qui serviront d’améliorer nos futures participations aux activités de l’agenda mondial de l’eau, notamment en perspective de la Conférence des Nations unies sur l’Eau en 2026 que le Sénégal va co-organiser avec les Emirats arabes Unis. La co-présidence de cette Conférence permettra de placer le Sénégal au cœur de l’agenda mondiale de l’eau, de renforcer la dynamique partenariale pour l’accès universel à l’eau et à l’assainissement et de vulgariser les efforts de notre pays dans la coopération et l’hydro-diplomatie, afin de placer notre pays sur la meilleure trajectoire pour l’atteinte des objectifs de développement durable », conclut le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement.