La Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (CCIAD), en partenariat avec CGA digital et le Fonds de Développement Municipal (FODEM), a procédé le mercredi 12 février 2025 au lancement du programme de « Formalisation de 75 entreprises » pour l’obtention de leurs états financiers.

Ainsi la CCIAD a décidé d’agir en collaboration avec ses partenaires CGA digital, FODEM, GIZ, la Banque Mondiale de mettre en place un Projet d’Appui à la Formalisation des entreprises.

M. Ibrahima Lô, vice-Président de la CCIAD, dans son discours, a affirmé : «C’est avec un immense honneur et une grande fierté que je prends la parole aujourd’hui à l’occasion de cette cérémonie dédiée à l’accompagnement de 75 entreprises dans l’obtention de leurs états financiers. Un accompagnement visant à aider les entreprises à obtenir et structurer leurs états financiers me semble essentiel pour le développement et la pérennité de nos entreprises ».

M. Lô souligne que disposer d’états financiers clairs et bien structurés est une nécessité absolue pour toute entreprise.

« Ces documents ne sont pas seulement une obligation administrative, ils sont avant tout un outil de gestion, de transparence et de prise de décision. Ils permettent d’accéder aux financements, d’attirer des investisseurs et de planifier l’avenir avec certitude et sérénité. En d’autres termes, c’est un véritable passeport pour la croissance et la durabilité », martèle M. Lô.

Il rajoute : « Cependant, force est de constater que de nombreuses entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises, rencontrent encore des difficultés dans l’établissement de ces documents. Parmi les difficultés rencontrées, nous pouvons noter principalement des ressources financières et humaines limitées et le manque d’expertise comptable. C’est pourquoi la Chambre de Commerce a décidé d’agir en collaboration avec ses partenaires CGA digital, FODEM, GIZ, Banque Mondiale etc. de mettre en place un Projet d’Appui à la Formalisation des entreprises ».

Il estime qu’en tant qu’Institution consulaire de Dakar, leur engagement est de créer un environnement où chaque entreprise, quelle que soit sa taille, peut prospérer en s’appuyant sur des bases financières solides et d’avoir une gestion financière saine et transparente, condition indispensable à son succès et à sa croissance.

Quant à Mme Aminata Diop SAMB, Directrice Générale du FODEM, elle avance : « L’accès au financement constitue un défi majeur pour les entrepreneurs sénégalais. Pourtant, un élément fondamental conditionne cette accessibilité : la formalisation comptable. Aujourd’hui, moins de 3 % des entreprises au Sénégal respectent une comptabilité conforme aux normes en vigueur, notamment leurs chances de croissance et de pérennisation. Face à cette réalité, le FODEM, en tant qu’outil stratégique de la Ville de Dakar, s’engage activement dans la structuration des entreprises locales afin de renforcer leur accès aux opportunités de financement. C’est dans ce cadre que nous avons initié, en partenariat avec CGA Digital, un programme d’accompagnement de 400 entreprises pour les aider à structurer leur gestion comptable et financière ». 

M. Babacar Diagne, Président du CGA Digital, précise : « Je remercie la chambre de commerce qui a facilité cet événement qui nous permettra d’apporter des services et de pouvoir faciliter l’accès aux documents administratifs, de pouvoir permettre aux entreprises d’avoir une visibilité de leur entreprise, de leur patrimoine. Cette année 2025, on va aller sur 1500 entreprises qu’on va accompagner et là, nous allons trouver les moyens et les leviers. Le besoin est énorme et couteux. On a au maximum 200 clients en Afrique de l’Ouest. On a conceptualisé une plateforme qui peut aller de 10 000 à 100 000 clients qu’on peut gérer par le digital. C’est une plateforme conçue par des sénégalais », a souligné M. Babacar Diagne, Président de CGA Digital.

Selon M. Diagne, la formalisation permet d’avoir un tableau de bord personnel de l’entreprise, maîtriser son patrimoine mais aussi de pouvoir bénéficier d’autres accompagnements des finances classiques au niveau des banques et au niveau des microfinances.