Le ministre des Infrastructures et des transports terrestres et aériens, M. Yankoba Diémé a pris part ce 5 septembre 2025 à Kigali, Rwanda au Sommet de l’Aviation Africaine, en compagnie du Directeur général de l’ANACIM, Dr. Diaga Basse. Ainsi les ministres, responsables des Transports et de l’Aviation Civile s’engagent à l’accélération de la Mise en Œuvre du Marché Unique du Transport Aérien Africain (MUTAA).
« Nous, Ministres (présents à l’Aviation Africa 2025) responsables des Transports et de l’Aviation Civile, ainsi que les Directeurs Généraux des Autorités de l’Aviation Civile des États membres de l’Union Africaine, réunis au Sommet de l’Aviation Africaine à Kigali, Rwanda, sous les auspices de l’Union Africaine et de la Commission Africaine de l’Aviation Civile (CAFAC), Organe d’exécution de la Décision de Yamoussoukro (DY) et du MUTAA : Réaffirmons notre engagement collectif envers la Décision de Yamoussoukro (DY) et le Marché Unique du Transport Aérien Africain (MUTAA) en tant que projet phare de l’Agenda 2063 et catalyseur stratégique de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), de l’intégration régionale et de la transformation socio-économique. Que le MUTAA n’est pas seulement une initiative de transport, mais un impératif continental pour libérer le potentiel économique de l’Afrique, améliorer la mobilité et créer des emplois pour des millions d’Africains », précise-t-on dans le communiqué de presse sanctionnant le Sommet de l’Aviation Africaine.
Les ministres reconnaissent les progrès significatifs réalisés depuis le lancement du MUTAA en 2018, avec 38 États engagés, 108 nouvelles liaisons intra-africaines ouvertes, l’expansion des droits de cinquième liberté (19) depuis 2022, et l’opérationnalisation du mécanisme de règlement des différends. Les dirigeants et parties prenantes africains témoignent de la dynamique croissante et de la volonté politique.
Ils estiment que les défis persistants liés à la domestication incomplète de la réglementation, aux restrictions injustifiées du marché, aux insuffisances en matière d’infrastructures, aux taxes excessives et aux redevances élevées compromettent les avantages de la libéralisation.
Ils s’engagent et appellent à l’action : « À accélérer la pleine domestication des dispositions de la DY/MUTAA dans les législations nationales et les Accords de Services Aériens ; À lever les restrictions injustifiées sur les droits de trafic et à garantir une concurrence loyale et la protection des consommateurs à travers le mécanisme de règlement des différends ; À promouvoir la domestication du marché du transport aérien aux niveaux régional et continental. À adopter un cadre harmonisé régional/continental pour réduire les taxes excessives, les frais et charges élevés qui freinent la compétitivité ;À mobiliser des investissements dans les infrastructures aéronautiques, les hubs et la connectivité, en s’appuyant sur les Institutions Financières de Développement, les partenariats public-privé et le soutien des bailleurs ;À renforcer les capacités institutionnelles de la CAFAC en tant qu’Organe d’exécution du MUTAA à travers un financement durable et un appui politique ;À endosser la désignation du MUTAA comme Thème de l’Année de l’UA 2027, afin de l’élever au plus haut niveau politique ; À soutenir la nomination de Champions régionaux du MUTAA au niveau des Chefs d’État afin de maintenir le plaidoyer et la coordination au niveau continental ;À engager un dialogue avec les États non encore engagés dans la mise en œuvre du MUTAA afin d’assurer une participation universelle et l’intégration du marché du transport aérien africain ».
Les ministres estiment que le Communiqué de Kigali sur l’Accélération du MUTAA doit servir d’appel mobilisateur à l’action pour tous les États membres de l’UA, les CER, les compagnies aériennes, les aéroports et les partenaires au développement afin de travailler ensemble vers un ciel africain intégré, compétitif et sans frontières.




























