La direction de la prévision et des études économiques ( Dpee), dans son document : « Note de conjoncture-Deuxième trimestre 2025 », note la hausse de 10 milliards du financement de la campagne agricole 2025-2026.

« Le financement de la campagne agricole 2025-2026 est ressorti à 130 milliards, en hausse de 10 milliards (+8,3%) par rapport à la précédente. Ce budget record s’accompagne de mécanismes innovants, à l’instar du Bulk Procurement Program (BPP) et de la digitalisation de la distribution des intrants. Le programme BPP est un mécanisme d’achat groupé permettant à l’Etat d’engager des négociations directes avec les fournisseurs à l’échelle internationale », note la Dpee.

Et le document de poursuivre : « Ce programme a permis d’effectuer une commande globale de 73 000 tonnes d’urée pour un besoin estimé à 60 000 tonnes. Cette adhésion au BPP s’est soldée par une économie de 600 millions de FCFA sur le prix d’achat de l’urée, malgré sa hausse sur le marché international. En outre, le besoin de mettre à la disposition des producteurs de l’engrais en quantité et en qualité s’est reflété, dans les négociations engagées auprès des Industries chimiques du Sénégal (ICS), par des économies de l’Etat et la hausse des commandes. Ces négociations ont abouti à une économie de 1,715 milliard3. Au 30 juin 2025, les chargements d’engrais NPK au niveau des ICS ont atteint 48 324 tonnes, en hausse de 32,6% et 856,7%, respectivement, par rapport à la même période en 2024 et 2023 ».

Toujours d’après la source, en ce qui concerne les semences subventionnées d’arachide, elles devraient s’établir à 66 450 tonnes pour 2025-2026, en baisse de 3,9%, en rythme annuel. S’agissant des espèces diverses, l’Etat a revu à la hausse les quantités de semences de maïs hybride (+113,2%), de manioc (+25,0%), de niébé fourrager (+25,0%), de pastèque (+8,0%) et de sésame (+3,3%), s’établissant, respectivement, à 725 tonnes, 25 000 hectares, 50 tonnes, 27 tonnes et 620 tonnes.

«  Pour leur part, les quantités de semences de fonio (80 tonnes) et de plants de palmier (50 000) ont été maintenues inchangées. En revanche, les objectifs de semences certifiées de maïs (3 800 tonnes), de sorgho (900 tonnes) et de niébé (4 400 tonnes) devraient enregistrer des replis respectifs de 7,3%, 18,2% et 2,2%. Par rapport aux engrais minérales, les quantités prévues pour la subvention s’élèvent à 265 000 tonnes, soit (+0,4%), quasiment au même niveau à la campagne précédente », note la source.

S’agissant de la digitalisation, la Dpee souligne qu’elle concerne les départements de Tivaouane et Nioro pour une phase pilote et repose sur l’enrôlement des producteurs via des tablettes, et le suivi numérique des cessions. Et 41 210 producteurs ont été enrôlés, 164 acteurs formés, 142 lettres de voitures4 digitalisées et 59 opérateurs enregistrés.

« Pour sa part, l’activité pluviométrique est caractérisée par une situation globalement plus précoce en 2025 qu’en 2024. En effet, le début de la saison culturale, matérialisé par le démarrage et la poursuite des opérations de semis, s’est distingué par l’enregistrement des premières pluies utiles dans certaines stations du Nord (Matam, Ranérou), du Centre (Diourbel, Kaolack, Kaffrine, Koungheul), de l’Est (Tambacounda, Bakel, Kédougou) et du Sud (Ziguinchor, Cap Skiring). Par contre, elle a été moins précoce dans les départements de Kolda et Vélingara, par rapport à la même période en 2024 », mentionne la source.