Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, M. Moussa Bala Fofana a procédé le vendredi 15 mai 2026 au lancement officiel des opérations de Kajom Capital, », un projet de 20.000 contrats de location-vente de logements, initié par le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques du Sénégal (FONSIS). Selon le ministre tant qu’il y a un déficit de logements, le loyer va coûter de plus en plus cher.

M. Balla Moussa Fofana, ministre en charge de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, souligne : « Chaque année, il y a un creusement de plus de 10 000 unités. Si nous continuons comme ça, c’est plus de 500 000 logements. Et le plus complexe dans cette histoire, c’est que tant qu’il y a un déficit de logements, le loyer coûtera de plus en plus cher. Et tant que le loyer augmente, le reste à vivre des Sénégalais diminue. Et tant que le reste à vivre diminue, l’effort du gouvernement pour maîtriser les coûts de la vie va être absorbé par cette croissance, cette inflation dans le secteur de l’immobilier, et les ménages ne pourront pas investir dans l’éducation des enfants, investir dans la santé, investir dans l’épargne et même dans les activités productives ».

Le ministre salue le travail accompli par les Fonsis, ainsi que l’ensemble des partenaires mobilisés autour de cette initiative innovante qui, selon lui apporte une réponse adaptée à l’un des enjeux majeurs auxquels notre pays est confronté, c’est l’accès durable des populations à un habitat décent, accessible et adapté à leurs capacités.

Il estime que la question de l’habitat ou du logement occupe aujourd’hui une place centrale dans l’agenda national de transformation économique et sociale.

Il poursuit : « Dès lors, toute politique visant à améliorer durablement le pouvoir d’achat et les conditions de vie des populations doit intégrer pleinement la question de l’habitat et de l’accès à un logement. Faciliter l’accès à un habitat abordable, c’est aussi permettre aux ménages de préserver un meilleur reste à vivre afin de pouvoir consacrer davantage de ressources à l’éducation, à la santé, à l’épargne ou encore aux activités productives ».

M. Balla Moussa Fofana précise que le gouvernement déploie le programme national de renouveau urbain et d’habitat souverain, qui constitue un cadre stratégique de refondation d’une politique d’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement des territoires.

« Au-delà de la question de construire des logements, ce programme porte sur une vision globale : produire des villes mieux planifiées, plus inclusives, plus résilientes et davantage adaptées aux réalités économiques et sociales de nos populations. Il vise à améliorer la qualité du cadre de vie, à restructurer progressivement les quartiers précaires, à renforcer la maîtrise foncière et à promouvoir une urbanisation équilibrée », dira-t-il.

Et le ministre de conclure : « En effet, Kajom Capital est un instrument innovant financé par des bailleurs privés avec l’accompagnement de l’État, c’est-à-dire recherchant une rentabilité financière, mais qui doit surtout veiller à toujours prendre en compte la cible avec des revenus modestes et souvent limités. C’est justement pour lui permettre d’avoir un modèle d’affaires équilibré et attractif que le Fonds de l’habitat social, conformément à mes directives, contribuera à soutenir cette initiative ».

Quant à M. Babacar Gningue, directeur général du Fonsis, il avance : « La facilitation de l’accès au logement est une des batailles clés pour l’agenda national de transformation, la vision Sénégal 2050. Et c’est la raison pour laquelle cette cérémonie revêt un intérêt particulier car elle nous permet de regrouper toutes les parties prenantes clés de l’écosystème du logement au Sénégal pour discuter et échanger autour d’une ambition commune, la démocratisation de l’accès à la propriété. Le Fonsis, en tant que fonds souverain, est profondément convaincu que la démocratisation de l’accès à la propriété est un des piliers fondamentaux si nous voulons concrétiser notre ambition nationale d’un Sénégal juste, souverain et prospère. Kajom Capital constitue donc une alternative ou une nouvelle solution d’accès à la propriété par un mécanisme qui est plus accessible, plus progressif et plus inclusif. C’est le mécanisme de la location-vente sur une longue durée avec plusieurs innovations ».

Il conclut : « La phase pilote de Kajom Capital qui démarre ce jour a été financée par Fonsis et la Banque islamique du Sénégal, qui au-delà de Kajom accompagnent également l’État dans beaucoup de projets structurants, en alliant à la fois rigueur, qualité et agilité ».