La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), dans son document : « Bulletin Mensuel des Statistiques – Avril 2026 », note qu’au niveau du marché interbancaire, une diminution de 0,3% du volume des échanges a été observée au cours de la période sous revue.

« Au niveau du marché interbancaire, une diminution de 0,3% du volume des échanges a été observée au cours de la période sous revue. Le volume moyen hebdomadaire des opérations, toutes maturités confondues, est ressorti à 831,5 milliards en avril 2026. Le taux d’intérêt moyen de référence, calculé sur le compartiment à une semaine, s’est, pour sa part, replié, en passant de 3,93% en mars à 3,73% en avril 2026. Le taux d’inflation dans l’UEMOA, en glissement annuel, ressortirait nul (+0,0%) en avril 2026, après une réalisation de +0,1% le mois précédent », note la source.

Et le document de préciser : « Quant à l’inflation sous-jacente, qui mesure la tendance de fond de l’inflation, approchée par l’évolution des prix hors produits frais et énergie, elle s’est réduite de 0,2 pdp pour se situer à 0,9% en avril 2026. La stabilité du niveau général des prix est imputable au repli des tarifs dans la division Produits alimentaires (-1,7% contre -1,3%) et au ralentissement de ceux de la composante Logement (+1,9% contre +2,4%), compensés par l’accélération des coûts dans le secteur des Transports (+1,5% après +0,0%) ».

Toujours d’après le document, au plan régional, la BCEAO a gardé le statu quo pour sa politique monétaire. Et en effet, le taux minimum de soumission aux appels d’offres d’injection de liquidité et celui du guichet de prêt marginal sont respectivement fixés à 3,00% et 5,00% depuis le 16 mars 2026.

« Sur le marché monétaire, les refinancements accordés se sont contractés de 2,8% pour s’établir à 6.840,3 milliards en avril 2026, après un niveau de 7.036,1 milliards en mars 2026. Le taux moyen pondéré des adjudications hebdomadaires de liquidités s’est établi à 3,3821% contre 3,5752% un mois plus tôt », note la source.

Le document poursuit : « Les cours mondiaux du pétrole brut (moyenne WTI et BRENT), exprimés en dollar des États-Unis, se sont renforcés de 55,0%, en glissement annuel, en avril 2026, après le rebond de 35,5% du mois précédent. Cette progression s’explique par la persistance des tensions au Moyen-Orient, un contexte qui continue d’alimenter les craintes de perturbations de l’approvisionnement mondial, en dépit du cessez-le-feu observé au cours de la période. De même, les prix de l’or (+47,7%), du coton (+15,4%) et du caoutchouc (+12,4%) ont augmenté. La hausse des cours de l’or se justifie principalement par une demande accrue en tant que valeur refuge, alimentée par les tensions géopolitiques et la prudence des investisseurs ».

« En revanche, les prix internationaux des autres principales matières premières exportées par les pays de l’UEMOA ont poursuivi leur tendance baissière durant le mois sous revue, en particulier, pour le cacao (-58,5%), le café (-35,8%) et la noix de cajou (-9,1%). Pour sa part, l’indice des prix des produits alimentaires importés par les États membres de l’Union est demeuré sur une trajectoire descendante, variant de -12,2% en avril 2026, après une contraction de -15,7% le mois précédent. Cette évolution est principalement imputable au repli des tarifs du sucre (-24,3%), du lait (-24,3%) et du riz (-20,8%), atténué par un relèvement des prix de l’huile (+25,2%) et du blé (+7,9%) », mentionne la source.

D’après le document, en avril 2026, les principaux indices boursiers ont maintenu, en glissement annuel, leur tendance haussière, malgré la persistance de la crise au Moyen-Orient. Il est ainsi observé un renforcement notable pour le NIKKEI (+62,6%), le Standard & Poor’s 500 (+29,4%), le Nasdaq Composite (+27,2%), le FTSE 100 (+22,2%), le Dow Jones Industrial (+22,1%) et l’EuroStoxx 50 (+14,0%).

« Le DAX (+8,0%) et le CAC 40 (+6,9%) ont, pour leur part, enregistré des hausses plus modérées. Sur le marché des changes, d’une année à l’autre, l’euro s’est apprécié en avril 2026 par rapport au yen japonais (+14,5%), au dollar américain (+2,9%) et à la livre sterling (+2,1%). Cependant, il a connu une dépréciation face au yuan chinois (-3,2%). Les principales banques centrales des pays avancés, notamment la Réserve Fédérale des Etats Unis (FED), la Banque Centrale Européenne (BCE), la Banque du Japon (BoJ) et la Banque d’Angleterre (BoE), ont conservé leurs taux directeurs inchangés au cours de la période sous revue », précise la source.