L’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), dans son document : « Enquête nationale sur l’emploi au Sénégal (ENES)-Deuxième trimestre 2026 », note qu’au deuxième trimestre de l’année 2026, le taux de chômage (élargi) est estimé à 19,1%.
« Pour le deuxième trimestre de l’année 2026, le taux de chômage (élargi) est estimé à 19,1% correspondant à une légère hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025 (19,0%). Le taux reste plus élevé en milieu rural (29,2%) qu’en zone urbaine (12,6%). Selon la tranche d’âge, il est de 8,8 points, plus élevé chez les jeunes par rapport aux adultes (23,5% contre 14,7% chez les adultes). Suivant le sexe, les femmes sont plus touchées par le chômage, quel que soit le groupe d’âge et le milieu de résidence. Au sens strict du BIT, le chômage est ressorti à 3,2% au trimestre sous revue », note l’Ansd.
Profil des jeunes NEET
« Les jeunes NEET sont constitués des jeunes âgés de 15 à 24 ans qui ne sont ni en emploi, ni en éducation, ni en formation durant la période de référence. Leur profilage contribue à élargir la compréhension du marché du travail. Au deuxième trimestre de l’année 2026, plus d’un tiers de la population âgée de 15 à 24 ans (35,3%) n’est ni emploi, ni en éducation, ni en formation. La proportion de jeunes NEET est plus élevée en milieu rural (46,3%) qu’en milieu urbain (27,5%), soit un écart de 18,8 points. Selon le sexe, la proportion de jeunes NEET chez les femmes est de plus de 10 points, supérieure à celle des hommes, soit 40,4% contre 29,4% », renseigne le document.
Toujours d’après la source, en glissement annuel, le pourcentage de NEET a augmenté de 2,5 points par rapport à la même période en 2025 où il était estimé à 32,8%.
« Le deuxième trimestre de 2026 est marqué par des niveaux d’activité et d’emploi globalement plus élevés chez les hommes, les adultes et en milieu urbain. Par ailleurs, le chômage affecte davantage les populations rurales et touchent plus les femmes et les jeunes. L’enquête met également en évidence une proportion de jeunes NEET (ni en emploi, ni en éducation, ni en formation) qui demeure plus importante en milieu rural et chez les femmes. Par ailleurs, l’emploi en légère flexion pour le deuxième trimestre par rapport à 2025 reste dominé par le travail indépendant, l’emploi salarié ayant régressé en part relative. L’évolution des principaux indicateurs par rapport au deuxième trimestre de l’année précédente souligne également un recul du taux d’activité, bien qu’inférieur à un point, pour un niveau de chômage quasi constant », précise la source.
Niveau d’activité
« Au deuxième trimestre de 2026, 55,9% des personnes en âge de travailler (15 ans ou plus) ont participé au marché du travail, le niveau d’activité étant plus faible chez les jeunes1 (46,3%) que chez les adultes2 (70,4%). Suivant le sexe, les hommes affichent un taux de participation à la main-d’œuvre supérieur à celui des femmes aussi bien en milieu urbain (65,7% contre 48,0% pour les femmes) qu’en milieu rural (63,1% contre 46,5% pour les femmes). Par ailleurs, le niveau de participation est de 2,4 points, supérieur en milieu urbain. En glissement annuel, le taux d’activité a baissé de 0,6 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025 (56,5%) », note l’Ansd.
Niveau d’emploi
« Le taux d’emploi, qui mesure le pourcentage de personnes en emploi parmi celles en âge de travailler, est ressorti à 41,4% au trimestre sous revue, soit une baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport au deuxième trimestre de l’année 2025 (41,7%). Le niveau d’emploi est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural, avec des taux respectifs de 46,9% et de 33,2%. En outre, le taux d’emploi est presque 2 fois plus élevé chez les adultes (57,7%) que chez les jeunes (30,6%). Par ailleurs, il est plus élevé chez les hommes comparativement aux femmes, et ce quel que soit le groupe d’âge considéré (jeunes ou adultes), avec un écart de 31,2 points chez les adultes », mentionne la source.
Et le document de rajouter : « Concernant l’emploi salarié, sa part exprimée en pourcentage du total des emplois est estimée à 41,0% au deuxième trimestre de l’année 2026, soit 1,6 point de pourcentage de moins par rapport à la même période de l’année 2025 (42,6%). La part de l’emploi salarié est plus élevée chez les hommes que chez les femmes dans chaque milieu de résidence (49,4% contre 38,4% en milieu urbain) et (35,3% contre 26,2% en milieu rural), pour un écart de 12,2 points au niveau global ou national (44,8% contre 34,6%). Les niveaux d’emploi salarié, plus élevés pour les hommes, prévalent également selon le groupe d’âge : chez les adultes (41,4% pour les hommes contre 28,5% pour les femmes) et chez les jeunes (48,9% contre 42,9%) ».
Selon la source, à l’inverse du constat sur le taux d’emploi, la proportion d’emplois salariés est plus élevée chez les jeunes (46,7%) que chez les adultes (36,4%). Et par ailleurs, l’emploi salarié représente 45,2% en milieu urbain contre 32,0% en zone rurale.
Situation dans l’occupation
« Au deuxième trimestre de 2026, six personnes sur dix, parmi la population occupée, sont constituées de travailleurs indépendants (60,8%). Cette catégorie regroupe les travailleurs pour compte propre (59,8%) et les employeurs (1,0%). Les salariés ont représenté 30,4% de la main-d’œuvre et les travailleurs familiaux 8,5%. L’examen suivant le sexe met en lumière des différences de niveau de répartition suivant les catégories, la proportion de personnes travailleuses indépendantes étant plus élevée chez les femmes (69,1% contre 55,9% chez les hommes). À l’inverse, la proportion d’hommes salariés (34,4%) est 1,3 fois supérieure à celle enregistrée chez les femmes (23,7%). En outre, les travailleurs familiaux sont en proportion plus nombreux pour les hommes (9,5%) que pour les femmes (6,8%) », note le document.


























