Un communiqué renseigne que la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES) a participé activement à la rencontre officielle de suivi de la mise en œuvre du Pacte national de Stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable (PNSS-CID).

Toujours d’après la source, présidée par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, en présence de membres du gouvernement et du président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), cette session a permis de dresser un bilan d’étape après 17 mois d’exécution du Pacte signé le 1er mai 2025.

« À l’issue des travaux, le Président de la CNES, Abdel Kader Ndiaye, a tenu à saluer chaleureusement l’engagement personnel du Premier ministre, son ouverture au dialogue et son souci de sauvegarder le pacte de stabilité. Profondément soucieuse de la sauvegarde de cet instrument, la CNES considère son maintien comme le pilier indispensable à la préservation de la trêve garante de la paix sociale dans le pays », mentionne-t-on dans le document.

Pour une méthodologie révisée, basée sur une évaluation contradictoire

« Tout en saluant cette dynamique d’échanges, le Président de la CNES a eu à souligner que la mise en œuvre du PNSS reste « bien en deçà des attentes du secteur privé national ». Pour la CNES, la démarche tripartite a été fragilisée par des modifications gouvernementales unilatérales sur des arbitrages clés lors des réformes sur les codes du travail et de la sécurité sociale (durée du congé de maternité, rejet du plafonnement des dommages-intérêts pour licenciement abusif) », précise la source.

Et le document de rajouter : « Pour améliorer le niveau de mise en œuvre du pacte, la CNES propose au gouvernement de faire des efforts pour relever le niveau d’exécution de ses engagements. En outre, elle propose  une révision de la  méthodologie d’évaluation qu’il faudra baser sur le principe du contradictoire et une approche tripartite. Enfin, il a été suggéré de poursuivre le dialogue social pour consolider la confiance entre l’Etat et le patronat ».

Les priorités économiques urgentes du secteur privé

Toujours d’après la source, abordant ce chapitre, le patronat a rappelé au gouvernement ses préoccupations prioritaires.

1. L’apurement intégral et accéléré  des créances dues aux entreprises, particulièrement dans les secteurs des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) , de l’Énergie et   des  Services, aujourd’hui asphyxiés ;

2. La relance effective de l’économie nationale à travers une démarche  concertée avec le secteur privé ;

3. La formalisation concrète du dispositif d’appui destiné aux entreprises en difficultés du fait  de l’État ou de ses démembrements.

4. La lutte contre  la concurrence déloyale observée dans des secteurs industriel, commercial ainsi qu’au Port de Dakar qui met en péril la pérennité de nos entreprises/ industries/ commerces et altère leur compétitivité.

Un impératif de paix sociale face à l’échéance du 21 octobre prochain

« C’est uniquement par la prise en compte de ces préoccupations majeures des créateurs de richesse que la trêve sociale pourra être préservée. Cette relance est d’autant plus urgente que le climat social reste sous haute tension », souligne-t-on dans le document.

Et la source de poursuivre : « Face à la menace de grève générale programmée par les travailleurs pour le 21 octobre prochain, le président de la CNES lance un appel pressant à la paix sociale et à la poursuite du dialogue. Pour la confédération, seules une méthode de suivi transparente et les garanties économiques apportées au secteur privé permettront de stabiliser durablement le pays et d’éviter un blocage préjudiciable à toute la nation ».

Et la source de conclure : « Grâce à l’implication directe du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, la CNES espère une rectification rapide de la trajectoire pour engager un partenariat tripartite sincère, équilibré et promoteur du développement de nos entreprises, industries et commerces ».