Je reprends, pour l’occasion, ma casquette de négociateur international. Oui, j’ai aussi un Master en politiques et négociations commerciales internationales. À l’OMC, lorsque les négociations deviennent difficiles, le compromis n’est pas un aveu de faiblesse, mais un instrument pour parvenir à un accord mutuellement acceptable.
LFR 2026 : le compromis, une exigence de responsabilité !
Pastef et Kiiraay, malgré leurs divergences actuelles, partagent des racines politiques et des références idéologiques communes. Il serait donc regrettable que le désaccord autour de la LFR 2026 conduise à une impasse institutionnelle. Dans un contexte économique exigeant, le Sénégal a davantage besoin de solutions que d’un bras de fer politique.
Lorsque les positions se cristallisent, chaque partie doit pouvoir faire un pas vers l’autre, sans renoncer à ses convictions.
Nous proposons ainsi la mise en place rapide d’un cadre de concertation indépendant, conduit par une personnalité crédible et respectée, afin de rapprocher les positions, d’identifier les points de convergence et de prendre des engagements concrets en perspective de la prochaine Loi de finances initiale (LFI 2027).
Des personnalités comme El Hadji Malick GAKOU ou le Pr Daouda Ndiaye pourraient, à mon sens, contribuer à faciliter cette démarche.
Le compromis n’est pas une défaite politique. C’est parfois la plus grande preuve de maturité et de responsabilité.
Le Sénégal peut encore éviter l’impasse : le dialogue doit l’emporter sur la confrontation.
Bachir NDIAYE / 03-11-2026 à Dakar
Crédit photo : Nelson Mandela, lors des négociations de la CODESA. Malgré des pourparlers extrêmement tendus, il a su bâtir des compromis historiques.

























