Aide au développement :Le FIDA lance une initiative pour réduire les inégalités homme-femme dans l’agriculture

(Agence Ecofin) – Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a lancé hier dans le cadre de la Journée internationale des femmes, une campagne ayant pour objectif de réduire les inégalités homme-femme dans le secteur agricole.

Baptisée « Real Groundbreakers » (De vraies pionnières), cette initiative entend mettre en lumière, l’importante contribution des femmes dans l’agriculture en général et dans les zones rurales en particulier. Elle a également pour ambition de mobiliser grâce à sa plateforme numérique, le soutien de tous les acteurs du monde rural et agricole dans le cadre de l’amélioration de l’accès des femmes aux facteurs de production.

D’après le FIDA, les femmes comptent pour environ 50% de la main-d’œuvre agricole en Asie de l’Est et en Afrique subsaharienne, contre 20% en Amérique latine. En dépit de cette place importante, celles-ci ont beaucoup d’obstacles à surmonter, de l’accès au financement aux droits fonciers en passant par la formation.

En effet, indique l’organisation, la superficie de terres que possèdent les hommes est en moyenne trois fois plus grande que celle des femmes et celles-ci ne reçoivent que 5% des ressources de vulgarisation comparativement aux hommes.

En outre, 15% des femmes sont des propriétaires de terres agricoles en Afrique subsaharienne contre moins de 5% en Afrique du Nord et en Asie occidentale. « Si l’on garantissait aux femmes le même accès que les hommes aux ressources et intrants agricoles, les exploitations gérées par des agricultrices pourraient voir leur production s’accroître de 20 à 30%, ce qui permettrait de réduire de 100 à 150 millions, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde. », souligne un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentaire (FAO).

« Combler les disparités entre femmes et hommes dans l’agriculture est profitable pour l’ensemble de la société, car cela permet d’augmenter la productivité, de faire reculer la pauvreté et la faim et de favoriser une croissance économique plus équitable. », indique Charlotte Salford, vice-présidente adjointe du Département des relations extérieures et de la gouvernance du FIDA.

Articles similaires

Leave a Reply

Entrez Captcha ici : *

Reload Image