La population des ultra-riches en Afrique ne cesse de s’accroître. En 2019, ils sont 2570 à détenir une fortune nette supérieure à 30 millions de dollars, selon le dernier rapport du cabinet singapourien Wealth-X sur la richesse dans le monde qui étudie également leur engagement philanthropique. La palme revient à ceux qui ont personnellement bâti leur fortune.
En l’espace de douze mois, la population des personnes détenant une fortune nette de 30 millions de dollars en Afrique s’est étoffée de 80 nouveaux profils, faisant passer l’effectif total à 2570 ultra-riches africains, pour une fortune globale de 312 milliards de dollars, en hausse de 2,29% en glissement annuel, révèle le dernier rapport du cabinet singapourien Wealth-X sur la richesse dans le monde, publié mardi 3 décembre, qui s’appesantit cette année sur l’engagement philanthrope des plus riches.

Les  »self-made men & women », les plus grands philanthropes
Les ultra-riches du Continent ont donné environ 1 milliard de dollars en 2018 et 58,3% des donateurs sont des  »self-made men and women », c’est-à-dire des gens qui ont personnellement bâti leur richesse. 32,1% des ultra-riches africains donateurs sont ceux dont la fortune résulte d’un mélange d’héritage et d’entreprises personnelles, tandis que la troisième catégorie (9,7%) est faite des héritiers, indique le rapport qui souligne la sous-représentation des femmes (6,3%) parmi les ultra-riches philanthropes. Et quand ils donnent, les ultra-riches se tournent majoritairement vers l’éducation, les services sociaux, la santé, la culture, le développement des jeunes et des enfants et très peu encore pour l’agriculture, la science et la technologie.
Un engagement influencé ?
Dans le monde, les ultra-riches détiennent 34% de la fortune globale de l’ensemble des millionnaires, selon le Wealth X. Dans un contexte de développement et de lutte contre la pauvreté, la contribution des plus riches au travers de la philanthropie prend de l’ampleur ces dernières années, portée par la promotion des valeurs de partage.

« La manière de donner, le moment et l’ampleur de ces efforts sont souvent influencés par un plus grand nombre de personnes – membres de la famille, associés d’affaires, conseillers et organisations à but non lucratif. De plus, le montant que les ultra-riches décident de donner et leurs méthodes de don influencent à la fois le domaine de la philanthropie et les activités de générosité de la population », expliquent les experts du Wealth X.

Cette piste explique-t-elle les sorties récentes de l’Africain le plus riche, Aliko Dangote, devenu ami proche de Bill Gates, l’un des philanthropes les plus célèbres de la planète ? Au travers de sa fondation, Dangote a mené de nombreuses actions au Nigeria avant de commencer à marquer des coups plus forts comme en septembre 2017, lorsqu’il donne 1,5 million de dollars pour la création d’une coalition africaine des entreprises de la santé ou en 2018, lorsqu’il lève le voile sur sa business school au Nigeria ou plus récemment en septembre 2019, lorsqu’il débloque 1 million de dollars pour la construction du Barack Obama Presidential Center.

D’autres grandes initiatives philanthropiques en Afrique également sorties du lot sont du genre des actions du millionnaire en dollars nigérian Tony Elumelu qui au travers de fondation donne des flèches techniques aux jeunes porteurs de projets africains pour en faire des entrepreneurs à succès. Dans un entretien avec La Tribune Afrique en octobre 2018, Pascale de la Frégonnière, directrice exécutive de Cartier Philanthropy, la fondation du joaillier de luxe français qui travaille beaucoup sur l’Afrique, soulignait la nécessité qu’en Afrique, les dons des plus fortunés servent au « développement des capacités des personnes, afin de les amener à prendre en charge certains projets elles-mêmes ».
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