Maroc : légère baisse du chômage à 8,5%

Dans sa dernière note de conjoncture, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) marocain relève une baisse de la création d’emplois entre le deuxième trimestre 2018 et celui de 2019 alors que le chômage est en baisse de -0,6%. Le secteur des services a été le premier contributeur à cette dynamique de création de nouveaux postes d’emploi.

Sur la période comprise entre le deuxième trimestre de l’année 2018 et celle de la même période de l’année 2019, l’économie marocaine a généré 7 000 emplois, à la suite de la création de 132 000 emplois en milieu urbain et une perte de 125000 en milieu rural. L’information a été donnée par le Haut-Commissariat au plan (HCP) du Maroc dans une note d’information relative à la situation du marché du travail au deuxième trimestre de l’année 2019, publiée ce mercredi. Une baisse significative sachant que 117 000 emplois avaient été créés une année auparavant. Dans les détails, la création d’emplois a été soutenue d’abord par le secteur des services générateurs de 43000 emplois, mais aussi par l’industrie dont l’artisanat alors que les pertes d’emplois émanent notamment des secteurs agricoles, forestiers, de la pêche et du BTP qui à lui seul cumule les 27 000 pertes d’emplois.

Léger recul du chômage et du sous-emploi

L’étude du HCP fait néanmoins état de la diminution du chômage, avec une baisse de 84 000 chômeurs en milieu urbain et une hausse de 7 000 en milieu rural. La différence aboutit à une baisse du nombre total de chômeurs entre les deux périodes de 77 000 personnes, soit 1 026 000 chômeurs au niveau national. Le taux de chômage est ainsi passé de 9,1% à 8,5% au niveau national, avec une baisse de 13,7% à 12,4% en milieu urbain et une hausse de 3% à 3,3% en milieu rural. Globalement ces baisses du chômage ont été particulièrement importantes parmi les diplômés, les jeunes adultes. Les hausses du chômage ont été principalement enregistrées chez les plus de 45 ans et les femmes rurales.
Les statistiques du HCP relèvent également une légère baisse du taux de sous-emplois passé de 9,6% à 9% au niveau national. Aussi, 22,9% des chômeurs se sont retrouvés dans cette position à la suite d’un licenciement ou d’un arrêt de l’activité de l’établissement de l’employeur. 6,5% des chômeurs, soit 67 000 personnes, sont découragés par la recherche active d’un emploi.
https://afrique.latribune.fr

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