La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), dans son rapport « Situation économique et financière en 2019 et perspectives en 2020, prévoit une hausse de 7,7% de l’activité dans le secteur primaire en 2020.

« Dans le secteur primaire, l’activité est attendue en hausse de 7,7% en 2020 contre 7,2% en 2019, tirée, essentiellement, par les sous-secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Le secteur primaire contribuerait à 1,3% à la croissance du PIB réel en 2020 », note la Dpee.

Pour ce qui est du sous-secteur agricole et des activités connexes, la Dpee souligne que « les acquis devraient se consolider avec le renforcement de la production des principales spéculations à savoir le riz, l’arachide, le mil-sorgho et les produits horticoles, notamment, l’oignon, la pomme de terre »,précise la Dpee.

D’après le document , dans ce contexte également, l’accent serait particulièrement mis « sur le maintien des actions au profit du sous-secteur en termes de mise à disposition d’intrants de qualité et à bonne date ainsi que de la facilitation de l’accès des producteurs aux matériels agricoles pour rehausser la productivité agricole ».
Toujours d’après le rapport, l’effectivité des réalisations des PRODAC contribuerait en outre à améliorer la productivité des facteurs dans l’agriculture.

Le document de préciser « Aussi, le renforcement de la maîtrise de l’eau à travers, entre autres, les aménagements hydro-agricoles dans le Delta du fleuve Sénégal et la vallée de l’Anambé, constitueraient un atout conséquent dans la réalisation des objectifs de production de riz et des produits horticoles. Au total, la croissance de l’agriculture et des activités annexes est projetée à 8,2% en 2020 contre 6,4% en 2019 ».

Renforcement de 6,7% en 2020 de l’activité d’élevage
« L’activité d’élevage, pour sa part, se renforcerait de 6,7% en 2020 contre 7,7% un an auparavant. Le sous-secteur bénéficierait de l’amélioration de la santé animale à travers la protection zoo sanitaire, avec un accent particulier sur le contrôle et l’éradication de la peste des petits ruminants (PPR) pour laquelle le Sénégal, à l’instar des autres pays du monde, s’est engagé pour 2025 », explique-t-on dans le document.

Selon la Dpee l’activité d’élevage s’appuierait sur le pastoralisme, « à travers, singulièrement, l’amélioration de la disponibilité des ressources pastorales (eau, pâturages), le renforcement des réalisations en termes d’infrastructures et d’équipements pastoraux et l’adoption du code pastoral afin de mieux maîtriser la production animale ».

Gestion durable des ressources halieutiques pour améliorer la production

S’agissant du sous-secteur de la pêche, le document précise que « la stratégie des autorités est articulée, d’une part, autour de la gestion durable des ressources halieutiques et de la restauration des habitats marins pour améliorer la reproduction et, d’autre part, autour du développement de l’aquaculture et de la valorisation de la production halieutique, pour lesquels il est attendu : finaliser et d’adopter le projet de loi portant code de la pêche continentale et de son décret d’application ; poursuivre le projet de la plateforme sécuritaire de géolocalisation des embarcations de pêche ; adopter le code de l’aquaculture et son décret d’application et rechercher le financement du programme d’intégration des pêcheurs artisans et des jeunes diplômés dans l’aquaculture ».
Le document note que le sous-secteur de la pêche devrait également tirer profit du renouvellement des licences de pêche, essentiellement dans la zone de Saint-Louis. Et le sous-secteur afficherait une dynamique à la hausse de 8,1% en 2020 après la forte croissance prévue en 2019 (+13,9%).

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