(Agence Ecofin) – Kenya Airways devrait enregistrer une perte en revenus de $500 millions en 2020 en raison de la Covid-19. Celle-ci s’élève déjà à plus de $100 millions depuis janvier. Le plan d’expansion de son réseau et le processus de nationalisation connaîtront de ce fait des perturbations d’exécution.

La pandémie de Covid-19 aura inévitablement un impact sans précédent sur les finances de Kenya Airways (KQ). Selon Allan Kilavuka le PDG, KQ devrait perdre entre 42 et 53 milliards de shillings (400 à 500 millions USD) de revenus en 2020. Allan Kilavuka ajoute que la compagnie nationale a déjà perdu plus de 100 millions USD depuis le début de la pandémie de covid-19. Ces chiffres ont été révélés le 26 juin 2020, lors de la 44e assemblée générale annuelle de l’entreprise.

Fort de tout ce qui précède, KQ vole vers une 8e année consécutive de pertes. Le transporteur a d’ailleurs suspendu l’expansion de son réseau vers de nouvelles routes pour les deux prochaines années. Pour limiter la casse, la société souhaite reprendre ses opérations commerciales. Pour ce faire, le président du conseil d’administration de la structure parapublique, Michael Joseph, a exhorté le gouvernement à permettre la reprise des vols dès que possible. 

Michael Joseph a ajouté que la crise sanitaire a ralenti le processus de nationalisation de Kenya Airways d’au moins deux mois. Parlant justement de cette nationalisation, le projet de loi y relatif a été déposé à l’Assemblée nationale, le 25 juin. 

Dans l’actionnariat actuel de la structure, l’Etat possède 50,1% des participations ; Kq Lenders Co 2017 Ltd détient 39,1% ; Air France-KLM SA 7,95%. D’autres actionnaires tels que Mike Maina Kamau, Vijaykumar Ratilal Shah, Galot International Ltd, et Parametric Portfolio Associates LLC se partagent les 2,75% restants. Le gouvernement devrait donc racheter les parts des autres actionnaires et former une holding avec la Kenya Airports Authority (KAA), le gestionnaire des aéroports du pays.