Dans le cadre du projet « Boost Innovation », mis en œuvre par People Power Inclusion (PPI) avec l’appui de la Japan International Cooperation Agency (JICA), le Centre de Formation Professionnel et Technique Sénégal-Japon (CFPT-SJ), par le biais de l’ONG PPI, renforce les capacités techniques, pédagogiques et méthodologiques de 50 bénéficiaires, issus de l’établissement pour leur permettre de contribuer efficacement à la formation, au coaching et à l’accompagnement des apprenants.

M. Mor Padane, directeur du CFPT Sénégal-Japon, souligne : « Ce qui nous réunit aujourd’hui, c’est le lancement officiel de la formation ou du renforcement de capacités des coachs dans le cadre de ce qu’on appelle Boost Innovation. Ce projet est tout simplement un prolongement des missions du service ou de la direction de l’insertion du Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et Technique. Donc, c’est un projet qui nous a été confié comme structure opérationnelle. Donc, le ministère, c’est la structure décisionnelle, nous, nous sommes au niveau opérationnel. Aujourd’hui, le CFPT doit opérationnaliser ce projet qu’on appelle Boost Innovation. L’objectif majeur, c’est ce qu’on appelle tout simplement l’employabilité des jeunes ».

Il rajoute : « Aujourd’hui, l’employabilité des jeunes, souvent, on pense à un emploi salarié. Le jeune doit sortir, aller déposer des CV pour attendre à être employé. Dans ce projet financé par la JICA, au passage, nous saluons cette innovation et cet accompagnement au nom du gouvernement du Japon pour le gouvernement du Sénégal. On a voulu changer de paradigme pour que le jeune pense créer son entreprise. Et ce qui veut dire, c’est un facteur de multiplication ou tout simplement d’augmentation de ce qu’on appelle l’emploi des jeunes au Sénégal, parce qu’un jeune qui crée une entreprise, il est déjà un vecteur de création d’emploi. Des multiples à l’échelle, ça ne fera que booster l’indicateur d’insertion du Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ».
Il estime qu’ils vont d’abord former les coachs.
« Les coachs d’abord parce que c’est eux qui vont encadrer, parce que ce qu’on appelle le formateur. Si on remonte dans la déclinaison de ce qu’on appelle l’enseignement, il faut d’abord des ressources humaines bien formées, le formateur qui connaît les objectifs, qui connaît tout simplement un référentiel. Et le jeune, il est une cible et il faut l’amener à une destination. Ainsi, il faut d’abord que le formateur, le coach, connaisse quels sont les objectifs du projet, comprenne le projet, s’approprie du projet pour pouvoir accompagner, parce tout simplement le coach va accompagner, raison pour laquelle, il ne porte pas le nom de formateur. Il porte le nom de coach, ça veut dire qu’il va accompagner quelqu’un à arriver à faire ce qu’on appelle un projet bancable, un projet qui pourrait arriver à un investissement et un projet qui pourrait être viable », dira-t-il.
Le nombre de bénéficiaires, c’est au nombre de 50. Donc, nous avons tenu compte de l’ancien projet pour faire ce qu’on appelle un transvasement, parce qu’avec l’ancien projet, tout le monde n’a pas pu bénéficier de financement. Ainsi, avec ce nouveau projet, pour éviter de faire ce qu’on appelle un recommencement, toujours recommencer, on a voulu utiliser déjà un groupe qui a une base, un background. Ce qui veut dire déjà qu’ils sont partis avec une longueur d’avance. Ce qui est aussi un facteur qui est favorable à la réussite des objectifs assignés à ce projet.
Il a tenu à souligner que tous les 50 bénéficiaires sont issus du CFPT Sénégal-Japon. Et ce n’est pas une ségrégation, mais parce que tout simplement, c’est un projet de la JICA. Et la JICA étant le bailleur principal du CFPT Sénégal-Japon depuis 42 ans.
« Ça veut dire depuis 1984, la JICA a voulu rester dans la dynamique de l’accompagnement du CFPT comme creuset des investissements du Japon au Sénégal. C’est ça qui justifie le fait que tous les bénéficiaires soient du CFPT Sénégal-Japon », conclut M. Padane.
Quant à M. Philippe Diatta, formateur-coach au niveau du People Power Inclusion (PPI), il avance : « Aujourd’hui nous sommes réunis pour une session de formation des formateurs-coachs au niveau du centre de formation professionnelle et technique Sénégal-Japon. Et qui entre dans le cadre d’un partenariat d’un projet intitulé Boost Innovation. Et ce projet a pour mission d’accompagner le CFPT Sénégal-Japon dans le cadre de l’accompagnement des jeunes diplômés en entrepreneuriat. Nous sommes réunis donc pour accompagner les formateurs-coachs de ce centre à pouvoir accompagner les jeunes diplômés du centre Sénégal-Japon à pouvoir non seulement structurer leur idée de projet, mais les accompagner dans la faisabilité de ce projet ».
Il estime que c’est une cohorte de 6 formateurs et qui vont accompagner ultérieurement 50 jeunes diplômés du centre Sénégal-Japon.
Il poursuit : « Aujourd’hui nous sommes avec les coachs. Après, les coachs vont démultiplier la formation qui leur sera délivrée à ces 50 jeunes qui sont constitués de deux cohortes de 25 jeunes. Durant ces 4 jours, nous allons voir les modules d’andragogie, la formation des adultes, nous allons voir les techniques de coaching, nous allons aborder l’étude de marché, l’environnement des affaires. Nous allons faire aussi l’analyse financière. Tous ces modules entrent dans le cadre du renforcement des capacités des coachs ».
Selon M. Diatta, le PPI, dans le cadre de ce partenariat, vient apporter cette touche d’accompagnement en entrepreneuriat parce que nous avons cette expertise en interne pour délivrer ce type de formation.
Il conclut : « Aujourd’hui, l’environnement du marché de l’emploi est devenu tellement saturé que même si les structures de formation de l’État, à travers le Ministère de la Formation Professionnelle et Technique délivrent des sessions de formation, des diplômes, on doit envisager de plus en plus l’auto-insertion à travers l’entrepreneuriat. C’est pourquoi d’ailleurs, à travers cette session de formation, la JICA qui a financé ce projet a voulu changer de paradigme parce qu’initialement, au niveau de ces centres de formation, c’est les diplômés qui vont chercher l’emploi salarié. Donc c’est cette touche innovante qu’on veut inculquer et insuffler au niveau des centres de formation professionnelle à travers le Ministère de la Formation Professionnelle et Technique ».


























