M. Samba Diouf, ministre des Télécommunications et du Numérique a présidé le Mardi 06 octobre 2026 la cérémonie officielle de signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) entre le Ministère des Télécommunications et du Numérique (MTN), le Conseil Mondial des Investissements et des Affaires pour l’Afrique (CMIA), Blue Cloud Softech Solutions. Le programme, objet de ce partenariat représente un investissement estimé à 153,3 millions USD, soit environ 88,3 milliards FCFA.
Cette signature constitue une étape importante dans la mise en œuvre du programme 8 du NDT, Sénégal Digital Factory, et plus particulièrement de son volet consacré à l’émergence d’une industrie numérique locale, au transfert de technologies et au développement de capacités de production au Sénégal.
Dr. Idrissa Doucouré, Ambassadeur, Président du Conseil Mondial des Investissements et des Affaires pour l’Afrique, souligne : « Cette cérémonie marque une étape importante dans notre ambition commune de positionner le Sénégal comme la porte d’entrée de l’innovation, de l’investissement et de la transformation numérique en Afrique francophone. Aujourd’hui, nous ne signons pas simplement un accord de coopération. Nous affirmons une vision stratégique partagée. Une vision qui place le Sénégal au coeur d’un écosystème régional capable de relier les infrastructures, les capitaux, les talents, les technologies, les entrepreneurs et les investisseurs au sein d’un modèle intégré de croissance et d’innovation ».

M. Doucouré estime que le modèle « Hub-and-Spoke » consacré par ce Protocole d’Accord constitue une plateforme stratégique destinée à connecter les écosystèmes locaux, régionaux et internationaux, à attirer des investissements structurants, à favoriser le transfert de connaissances et à créer de nouvelles opportunités pour la jeunesse africaine.
Il rajoute : « À travers cette alliance, nous adressons un message clair à la communauté internationale : le Sénégal est prêt à jouer un rôle de leader dans la transformation numérique de l’Afrique francophone et à devenir un centre régional de référence pour l’innovation, l’investissement et l’entrepreneuriat ».
Quant à M. Samba DIOUF, Ministre des Telecommunications et du Numérique, il affirme: « C’est avec beaucoup de plaisir que je prends la parole à l’occasion de cette signature, qui marque une étape importante dans la mise en œuvre du Programme 8 du New Deal Technologique: Sénégal Digital Factory, de l’idée au produit. L’État du Sénégal porte la vision et fixe les priorités. Le CMIA apporte sa capacité à mobiliser les investisseurs et les partenaires internationaux. Blue Cloud apporte une expertise technologique dans des domaines stratégiques comme l’intelligence artificielle, les infrastructures de données, le cloud et la cybersécurité ».
Il rajoute : « Le New Deal Technologique doit être l’un des instruments de cette transformation, et Sénégal Digital Factory en est une traduction concrète. Notre constat est simple : le Sénégal ne manque ni d’idées, ni de talents, ni d’entrepreneurs. Ce qui nous manque encore trop souvent, c’est la capacité de transformer une idée en prototype, un prototype en produit, puis ce produit en entreprise capable d’accéder au marché ».
Et le ministre de poursuivre : « Sénégal Digital Factory n’est donc pas simplement un bâtiment ou un incubateur. C’est une infrastructure nationale de transformation de l’innovation. Elle doit mettre à disposition des capacités de calcul et des infrastructures technologiques, développer une industrie manufacturière du numérique, connecter les fablabs, universités, incubateurs et centres de recherche, et renforcer nos capacités dans la donnée et l’intelligence artificielle. Notre objectif est clair : faire progressivement passer le Sénégal d’une économie qui importe et consomme principalement la technologie à une économie qui conçoit, assemble, développe, sécurise, produit et exporte de la technologie ».
Il estime que cette ambition doit également bénéficier à tout le territoire, notamment à travers cinq centres nationaux de recherche et développement et un réseau de huit fablabs régionaux.
« Mais je veux être très clair : ce protocole n’est pas une finalité. C’est un point de départ.
À partir d’aujourd’hui, nous devons transformer cette vision en projets bancables, en investissements, en infrastructures, en transferts de technologie, en compétences et surtout en résultats mesurables », souligne le ministre.
Et le ministre de conclure : « Nous recherchons des capitaux, bien entendu. Mais nous recherchons aussi du transfert technologique, de la formation, de la propriété intellectuelle, des emplois qualifiés et davantage de valeur ajoutée produite au Sénégal.
Notre conception du partenariat est simple : nous ne voulons plus seulement importer des technologies ».



























