Kenya : le chinois Sunda lance l’une des plus grandes usines de couches pour bébés d’Afrique de l’Est

Après le Ghana en décembre dernier, c’est au Kenya que l’industriel chinois Sunda International implante une nouvelle usine de fabrication de couches pour bébés. Fraîchement lancée, cette unité est, de par sa capacité de production, l’une des plus grandes du secteur dans toute l’Afrique de l’Est.

Sunda International, un groupe chinois diversifié et opérant principalement dans le domaine industriel, vient d’inaugurer une usine de fabrication de couches pour bébés au Kenya, présentée par les Chinois comme «la plus grande d’Afrique de l’Est». Située dans la ville d’Athi River, à quelque 30 km de Nairobi, l’unité est exploitée par Sunda Kenya Industrial Company, filiale locale du groupe chinois, et a nécessité un investissement de 4 milliards de shillings kényans, soit environ 39 millions de dollars.

Jusqu’à 450 millions de couches produites par an
«L’usine que nous inaugurons a une capacité de production annuelle de 350 à 450 millions de pièces. […] Le site créera également des opportunités d’emploi permanentes pour 300 habitants locaux», a précisé Huang Shiwei, directeur de l’usine, rapporte Xinhua.

C’est ainsi la deuxième usine de fabrication de couche implantée par l’industriel chinois en moins d’un an. En décembre dernier, Sunda International inaugurait une unité similaire au Ghana où le groupe a également investi dans la céramique.

Un pas de plus pour le «Big Four Agenda»
Au Kenya, l’investissement de Sunda entre dans le cadre du «Big Four Agenda», vaste programme de développement annoncé par le président Uhuru Kenyatta suite à sa réélection à la tête du pays fin 2017. Ambitionnant de faire du Kenya un pays émergent d’ici 2022, cette stratégie s’articule autour quatre piliers : d’abord l’industrie manufacturière pour qu’elle représente 20% du PIB en 2022 contre 9,2% actuellement, mais aussi la nutrition et la sécurité alimentaire, la couverture santé universelle et le logement abordable.

Les autorités du pays se réjouissent de la mise en service de l’usine de Sunda international dont les 450 millions de couches produites annuellement permettront de réduire les importations de couches, ce qui permettra par ricochet au pays d’économiser en devises.

Par ailleurs, cet investissement direct étranger inclut notamment la formation et l’amélioration des capacités du personnel kényan «pour diriger eux-mêmes les lignes de production avec une supervision minimale après une période de trois à cinq ans».

Un marché en plein essor
En Afrique de l’Est, le marché des couches pour bébés est considéré depuis quelques années comme très stratégique pour les entreprises évoluant à l’international. Récemment, les usines sortent de terre de part et d’autre comme en Ethiopie où le Belge Ontex a établi une unité qui, selon la capacité annoncée au lancement en 2017, produirait 700 couches par minute. En début d’année, le fabricant turc Hayat Kimya a également précisé son ambition d’investir le marché est-africain via le Kenya.

«L’augmentation de la population avec un taux de natalité élevé est l’un des principaux facteurs de la demande en couches pour bébés dans des pays tels que le Kenya, l’Ouganda , la Tanzanie , le Rwanda et le Burundi», explique ReportLinker dans le résumé d’une étude stratégique du marché de couches pour bébés en Afrique de l’Est datée de 2016. Selon cette analyse, le marché de couches pour bébés dans la sous-région, en raison des habitudes de consommation locales, est divisé en quatre segments : les couches en tissu, les couches jetables, les couches pour la formation et les pantalons de bain. Les auteurs estiment que «la facilité d’utilisation des couches jetables vis-à-vis des couches lavables devrait stimuler la demande de couches jetables» au cours des cinq prochaines années.
https://afrique.latribune.fr

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