La croissance actuelle en Algérie ne permet pas au pays de résorber le chômage, selon l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région MENA. Il propose à cet effet quelques recommandations devant permettre au pays de mieux tirer profit de son potentiel en ressources humaines et naturelles.
Pour circonscrire le taux de chômage, l’Algérie a besoin d’une croissance annuelle de 6% à 7%. Cette projection émane de Rabah Arezki, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région MENA, qui exprimait dans les colonnes de l’agence Algérie presse service (APS). Des objectifs difficilement atteignables en dépit des énormes potentiels du pays en termes de ressources humaines et naturelles. Selon les projections de l’institution de Bretton Woods, la croissance économique algérienne devrait se maintenir à -2%, limitant les marges en faveur de la création d’emplois. En septembre 2018, le taux de chômage a été de 11,7 %. Une période où le pays renouait à peine avec la croissance après des années de crise, selon les chiffres de la Banque mondiale publiés en avril dernier.

Des réformes sur trois points
Pour s’extirper de ce cercle vicieux, l’économiste de la Banque mondiale pour la région MENA suggère des réformes autour de trois axes importants : la concurrence, l’économie numérique et la transformation des entreprises publiques. Il est question d’instaurer un cadre institutionnel favorable à la libre concurrence et de lutter contre les monopoles dans les secteurs publics et privés.

«En Algérie, il faut bâtir cet artifice institutionnel. Ce sont des éléments de réformes importants qu’il faut mettre en œuvre», a-t-il expliqué.

Rabah Arezki suggère également à l’Algérie d’actionner le levier de l’économie numérique, qu’il considère comme un important pourvoyeur d’emplois et de transformer les entreprises publiques qui continueraient de peser de façon importante sur les dépenses de l’Etat. Sur cette lancée, l »économiste de la Banque mondiale considère l’expansion monétaire comme problématique, estimant qu’elle provoque à moyen terme l’érosion des réserves de change et des risques inflationnistes.

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